Paris : le film des attentats du 13 novembre

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Six attaques déclenchées en l’espace de vingt minutes, un bilan provisoire de 129 victimes tuées et 352 blessés, sept kamikazes morts. Au lendemain des attaques terroristes sans précédent qui ont frappé la capitale, le procureur de la République de Paris a détaillé le déroulement des attentats.

21h20. Alors que le match de foot France-Allemagne vient de débuter au Stade de France, une première explosion a lieu rue Rimet, à Saint-Denis, devant la porte D du stade. Deux corps sont retrouvés sur place, ceux d’un kamikaze et d’une victime. Le terroriste portait un gilet explosif constitué de TATP (un explosif primaire volatile relativement facile à préparer mais difficile à détecter), de piles, d’un bouton poussoir pour déclencher la bombe, et de boulons pour aggraver ses dégâts. La victime est un passant touché par le souffle de l’explosion.

21h25. A l’angle des rues Bichat et Alibert, des individus arrivés à bord d’une voiture noire, que des témoins décrivent comme une Seat, ouvrent le feu sur les terrasses du Carillon et du Petit Cambodge. Au sol, les enquêteurs trouvent une centaine de douilles de différents calibres, essentiellement du 7.66 mm. Quinze personnes sont tuées, dix se trouvaient toujours entre la vie et la mort ce samedi soir.

21h30. Une deuxième explosion retentit à la porte H du Stade de France. Le corps d’un deuxième kamikaze est trouvé, porteur d’un gilet explosif identique au premier.

21h32. A l’angle de la rue de la Fontaine-au-Roi, la même Seat noire surgit devant La Bonne Bière, et mitraille. Une centaine de douilles sont abandonnées au sol. Le bilan est de cinq morts et de huit personnes en état d’urgence absolue.

21h36. A la Belle Équipe, rue de Charonne, 19 personnes qui étaient attablées sont abattues par un tireur surgi d’une Seat noire. Deux autres hommes, selon les témoignages, restent dans la voiture. Le bilan est là encore d’une centaine de douilles, notamment de calibre 7.62.

21h40. Au Comptoir Voltaire, au numéro 253 du boulevard du même nom, un kamikaze, dont on ignore comment il est arrivé jusqu’au restaurant, se donne la mort, blessant grièvement une personne.

21h40 toujours. A la même heure, une Polo noire s’arrête devant le Bataclan, salle de concert située au 50 boulevard Voltaire. Trois hommes munis d’armes de guerre prennent en otage le public, indique le procureur. Il précise qu’ils ont, «semble-t-il, regroupé (les spectateurs) dans la fosse», où le plus grand nombre des 89 victimes ont été retrouvées. Lors de brefs pourparlers, assure François Molins, les terroristes ont évoqué la Syrie et l’Irak. L’assaut sera donné à 0h20 par le Raid. Deux terroristes se font exploser, le troisième est tué par les forces de l’ordre alors qu’il déclenche sa propre bombe.

21h53. Rue de la Coquerie, à proximité du Stade de France, une troisième explosion retentit. Là aussi le corps d’un kamikaze est retrouvé.

Ce samedi matin, trois hommes ont été interceptés à la frontière franco-belge. La Polo noire trouvée devant le Bataclan, immatriculée en Belgique, «a été louée par un individu de nationalité française résidant en Belgique. Il a fait l’objet d’un contrôle routier ce matin à la frontière à bord d’un 3e véhicule, avec deux autres personnes résidant dans la région de Bruxelles.» François Molins n’a pas précisé si les trois hommes, qui ne sont pas, a-t-il dit, connus des services de renseignement français, étaient les mêmes que ceux dont la presse et le ministère de la Justice belges ont annoncé l’arrestation dans le quartier bruxellois de Mollenbeeck.

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