Grippe aviaire : « état d’alarme au Cameroun »

Les autorités sanitaires camerounaises ont placé en observation 475 agents du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales. Ces agents sont entrés dans des zones où ont été identifiés des foyers de grippe aviaire. Mais les populations camerounaises n’ont pas pris la pleine mesure des risques de contamination du virus vecteur de la grippe aviaire, affirme le biologiste-pharmacologue Bedel Biyiha Ngimbon Nicolas, dans un entretien avec BBC Afrique.

Quels sont les risques auxquels s’exposent les personnes placées en observation ?

Elles risquent d’attraper le virus H5N1, qui est fortement pathogène. Le risque, c’est d’être infecté par ce virus.

Que doivent faire les autorités ?

C’est ce qu’elles ont commencé à faire. C’est entrer en contact avec un service comme l’Institut Pasteur, qui est assez bien équipé pour faire un travail correct (…) On remarque au Cameroun que les populations ont de la peine à croire ce qui se passe. C’était la même chose avec le VIH/Sida il y a quelques années.

Il faut informer les populations et circonscrire à risque. Certaines zones, comme Yaoundé, sont très poreuses. Des gens continuent à vendre de la volaille sur le marché camerounais. On doit mettre fin à cette possibilité de vendre de la volaille ici et là. Il faut aussi faire participer les éleveurs en leur proposant une compensation lorsqu’ils abattent leur volaille pour éviter les risques de contamination.

Le mode de transmission de la grippe aviaire de l’animal à l’homme doit être connu des populations camerounaises, pour qu’elles puissent orienter les personnes présentant les symptômes de la grippe aviaire vers les endroits qu’il faut.

Comment est la situation sur le terrain ?

La situation, c’est celle que le ministre de l’Elevage a décrite, en parlant de 475 personnes placées en observation à l’Institut Pasteur. Il faut noter que (…) le pays est en état d’alarme et signaler que la population n’est pas sensible à cette situation. Les gens doutent même de l’existence des risques de contamination du virus vecteur de la grippe aviaire.

BBC Afrique

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