Cameroun : un trio belgo-franco-marocain pour construire le barrage de Nachtigal

 

Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Nachtigal au Cameroun seront menés par la société belge Besix Group. C’est l’entreprise elle-même qui en fait l’annonce ce mardi, dans un communiqué rendu public. Mais, ajoute la société, elle ne travaillera pas seule mais procédera à l’exécution des travaux, en partenariat avec l’entreprise française Nouvelles générations d’entrepreneurs (NGE) et le groupe marocain Société générale des travaux.

 

Considérée comme la plus importante centrale hydroélectrique du pays, avec ses travaux qui démarreront avant la fin de l’année, le projet de Nachtigal est porteur de beaucoup d’espoir pour le Cameroun. Les dirigeants camerounais qui se sont fixés pour objectif de faire de leur nation, un pays à revenu intermédiaire d’ici 2035, sont conscients de devoir relever le défi énergétique. Et le projet de Nachtigal va les y aider.

Selon certaines estimations, découlant d’une volonté plus globale de réduire le coût de l’électricité et d’en faire une ressource durable, le barrage augmentera les capacités installées de 30 % et renforcera l’offre d’énergie verte. Cette infrastructure importante aidera également à améliorer la fourniture de l’électricité aux populations camerounaises pour atteindre un taux d’accès de 88% à l’horizon 2022, apprend-on.

 

«Le projet de Nachtigal, l’un des très rares partenariats public-privé (PPP) à avoir vu le jour dans le secteur de l’hydroélectricité en Afrique subsaharienne, va accélérer la réalisation des objectifs de développement du Cameroun, et notamment la réduction de la pauvreté», a pour sa part, déclaré Elisabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, dont l’institution est le principal bras financier de ce projet énergétique.

 

 

Levée de fonds de la Banque mondiale

 

Devant durer au total 57 mois, soit près de 5 ans, les travaux du projet de Nachtigal coûteront pas moins de 656 milliards francs CFA, selon les sources officielles. Pour le financement des travaux, l’Etat camerounais a réussi à obtenir auprès de la Banque mondiale (BM), une enveloppe de 794,5 millions de dollars soit environ 447,627 milliards de francs CFA. «Ce projet s’inscrit dans l’engagement de longue date du Groupe de la Banque mondiale, qui soutient le secteur énergétique du Cameroun depuis 20 ans», a expliqué la BM dans un communiqué mi-juillet dernier alors qu’elle annonçait la mise à disposition des fonds.

 

L’institution de Bretton Woods a dû se baser sur les institutions financières de son groupe. Concrètement, il a fallu 300 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), 262,5 millions de dollars de garantie de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), ainsi qu’une prise de participation de 70 millions de dollars, 152 millions de dollars de prêts et la gestion des risques de change sous forme d’opérations de swap, de la Société financière internationale (IFC).

 

«Le barrage de Nachtigal, sur lequel IFC a travaillé pendant pratiquement cinq ans comme co-promoteur, est un exemple formidable de l’efficacité du fonds InfraVentures pour concrétiser ce type de projet en Afrique. Par ailleurs, en tant que coordinateur global des créances de premier rang, IFC a mobilisé des prêts d’institutions de financement du développement et de banques commerciales locales pour un montant avoisinant 735 millions d’euros (soit 859 millions de dollars)», a commenté Oumar Seydi, directeur régional d’IFC pour l’Afrique.

 

 

source : latribune.fr

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