Cameroun : trois hommes arrêtés pour avoir perturbé les présidentielles

 

Ce dimanche 7 octobre, l’élection présidentielle du Cameroun a été perturbée par des tirs des séparatistes des zones anglophones. Fort de ses six mandats successifs, Paul Biya, 85 ans, est le grand favori.

 

L’élection présidentielle camerounaise a été perturbée par des fusillades, ce dimanche. À Bamenda, dans le nord-est du pays, trois hommes armés séparatistes présumés ont été abattus par les forces de sécurité, après une course-poursuite avec la police. Ces hommes circulaient en motocyclette d’où ils tiraient en direction des passants.

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, un tribunal avait déjà été incendié dans la même villede Bamenda par « des hommes armés », selon des témoins. Les séparatistes avaient déjà menacé d’empêcher le bon déroulement du scrutin. L’objectif de ces exactions est de légitimer la création de leur État indépendant, qu’ils appellent Ambazonia.

 

Dans la ville de Buea, l’autre partie anglophone du Cameroun, des coups de feu ont été entendus à la mi-journée par des journalistes de l’Agence France Presse (AFP). Ils ciblaient une voiture du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune et celle du sous-préfet, mais n’ont pas fait de blessés.

 

Dans cette ville de 130 000 habitants, la distribution du matériel électoral avant l’ouverture des bureaux s’est faite sous haute protection de l’armée. La ville est quadrillée par les militaires et les policiers, massivement présents. Les bureaux étaient ouverts, mais en partie désertés, selon un journaliste de l’AFP. Des fusillades qui n’ont, malgré tout, pas empêché le président Paul Biya de voter à sa propre succession.

source : sudouest.fr

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