Cameroun: l’élection présidentielle marquée par des incidents en zone anglophone

 

Un seul tour, mais de nombreuses interrogations ce dimanche 7 octobre au Cameroun où l’on vote pour l’élection présidentielle. Les bureaux ont ouvert et les électeurs peuvent choisir entre huit candidats, dont le président Paul Biya, au pouvoir depuis 36 ans. Les autorités assurent que des mesures ont été prises pour garantir la sécurité du scrutin, notamment dans les zones anglophones.

 

17h : Il est 18h au Cameroun, le scrutin est désormais officiellement terminé et les bureaux de vote ont fermé. Le décompte des voix va pouvoir commencer. Dans l’ensemble, la journée de vote s’est déroulée dans le calme, exceptée dans les deux régions anglophones du pays où l’insécurité a perturbé l’élection.

 

16h50 : Les bureaux de vote sont sur le point de fermer. Le scrutin doit se terminer à 18h heure locale, 17h en temps universel. Le dépouillement pourra dès lors commencer. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Camerounais se disent prêts à assister au décompte final.

 

16h40 : Malgré le désistement d’Akere Muna, des bulletins à son nom étaient bien présents dans certains bureaux de vote. L’avocat s’est désisté vendredi 5 octobre, au profit de l’ancien ministre de la Justice Maurice Kamto. Samedi, l’organisation chargée de l’organisation du scrutin a fait savoir qu’il était trop tard pour retirer les bulletins. Le camp d’Akere Muna s’en est étonné dans un communiqué : « Il est inédit d’obliger un candidat ayant renoncé à maintenir sa candidature. » Toujours dans le même communiqué, Akere Muna estime qu’« il est manifeste qu’Elecam tente de fuir ses responsabilités, ou de prêter la main à  une action de fraude électorale ».

 

16h25 : L’insécurité qui règne dans la région Nord-Ouest anglophone risque d’affecter l’abstention dans la région. D’après un document d’Elecam, l’organe chargé d’organiser l’election, que RFI a pu se procurer, sur les 2 343 bureaux de vote initialement prévus, il n’en reste que 79 d’ouverts pour toute la région du nord anglophone, dont 13 à Bamenda. Si elle veut voter, la population doit donc parcourir des distances considérables pour mettre un bulletin dans l’urne.

 

16h10 : Si le scrutin se déroule dans le calme en zone francophone, dans les deux régions anglophones que compte le pays, la situation est beaucoup plus tendue. A Bamenda, la capitale du Nord-Ouest, plusieurs témoins joints par RFI décrivent une ville fantôme, arpentée uniquement par des militaires et des policiers. Un membre de la société civile, observateur accrédité du scrutin, indique que les coups de feu ont lieu toutes les heures. Il n’a pas pu voter, ni superviser l’élection en raison de l’insécurité, sans compter que le nombre de bureaux de vote qui a drastiquement diminué.

 

15h45 : A l’école publique d’Akwa dans le centre-ville de Douala, plusieurs électeurs se sont dits surpris par la bonne organisation du scrutin au micro de notre correspondante. « En 2011, je me souviens, le vote avait commençait en retard parce qu’il manquait des bulletins de vote », confiait une femme. « En 2011, je me souviens aussi, il y avait certains électeurs qui cherchaient désespérément leur bureau de vote donc ils n’arrivaient pas à voter, poursuit un autre électeur. Cette année les listes sont affichées, tout le matériel est en place, il n’y a pas cette tension qu’on ressentait avant dans les bureaux ». Certains électeurs ont toutefois quand même du mal à retrouver leur bureaux de vote à cause d’une confusion entre le numéro inscrit sur leur carte électorale et celui inscrit sur le fichier.

 

Un citoyen vote lors de l’élection présidentielle au Cameroun, le 7 octobre 2018. © RFI/Carine Frenk

15h20 : En ce jour de scrutin, les internautes camerounais sont très actifs sur les réseaux sociaux avec les hastags #etoudi2018 et #237vote. Pour la première fois de l’histoire du Cameroun, la campagne électorale a en effet été aussi très dynamique sur les réseaux sociaux.

 

15h : Si le scrutin se déroule dans le calme à Yaoundé, un observateur électoral d’un centre de vote du quartier Bastos a toutefois déploré au micro de l’absence des représentants de certains partis. « Les partis politiques ne sont pas représentés dans tous les bureaux de votes. Il n’y a que trois partis qui sont représentés, le RDPC, MRC et le SDF. Cela pose un problème de transparence », a-t-il affirmé.

 

14h35 : A Yaoundé, dans le quartier d’Obobogo, notre correspondant est allé à la rencontre des électeurs. L’un d’entre eux, Didier, se dit plutôt satisfait du déroulement du vote. « En tant que citoyen camerounais, j’ai exercé mon droit et j’ai pu constater que par rapport aux années passées, cette fois-ci les choses ont l’air un peu plus sérieuses », a-t-il expliqué au micro de RFI.

 

14h10 : Sur les réseaux sociaux de nombreux Camerounais postent fièrement des photos de leur carte d’électeur ou de leur doigt tâché d’encre pour montrer qu’ils ont accompli leur devoir de citoyen.

 

13h50 : Comme nous vous l’expliquions, il est parfois difficile pour les électeurs de trouver leur nom sur les listes électorales, comme en témoigne cette photo prise par notre correspondante devant l’un des 11 bureaux de vote du lycée bilingue Newbell de Douala.

 

Des électeurs cherchent leur nom sur les listes devant un bureau des 11 bureaux de vote du lycée bilingue de Newbell à Douala. © RFI/Carine Frenk

 

13h30 : Le secrétaire général de l’ONU a publié un communiqué sur la situation au Cameroun où il condamne toute menace de violences et d’intimidation par quelques groupes que ce soit à l’occasion de ce scrutin. Antonio Guterres invite par ailleurs tous les candidats à résoudre tout grief lié à l’élection par les voies légales et constitutionnelles.

 

13h15 : Selon notre correspondante à Douala, de nombreux électeurs affirment qu’ils ont l’intention de revenir ce soir à 18 heures pour assister au dépouillement. Ils veulent être surs que leur voix sera bien prise en compte.

 

13h00 : Sur les réseaux sociaux, plusieurs Hashtags permettent de suivre cette élection : #etoudi2018 et #237vote.

 

12h45 : Les opérations de vote ont pris leur rythme de croisière à Douala. Il y avait parfois peu de monde ce matin, il faut le dire, dans certains bureaux. Mais à présent, de petites files d’attente se sont formées. Les listes électorales sont bien affichées, mais certains électeurs ont des difficultés à retrouver leur bureau de vote, parce qu’il y a des confusions entre le numéro inscrit sur la carte électorale et le numéro inscrit sur le fichier. Les électeurs essaient de se reconnaître avec les photos, mais certains se découragent.

 

12h20 : A Bamenda, le ministre de la Communication, Issa Bakary Tchiroma a assuré ce matin « qu’une large majorité des habitants » était prête à aller voter, mais ce n’est pas du tout ce que disent les gens contactés sur place. Ils décrivent une ville fantôme. Un religieux raconte que certaines personnes se sont rendues aux offices, mais que les gens sont désormais cloitrés chez eux. Il n’y a que des militaires et des policiers qui circulent dans les rues. « Au moment où je vous parle, je viens de voir passer trois véhicules avec des soldats qui tirent dans les airs pour effrayer un peu plus la population », a déclaré un habitant. « Personne ne peut voter dans ces conditions », a-t-il ajouté.

 

12h00 : A Douala, le vote aussi se déroule dans le calme.

 

11h40 : Le président Paul Biya a voté comme prévu à l’école de Bastos à Yaoundé. Il était accompagné de sa femme Chantal Biya.

 

11h30 : A Yaoundé, le vote se déroule dans une ambiance assez calme à la mi-journée, selon notre correspondant qui s’est rendu dans cinq des sept arrondissements de la ville. Dans la plupart des bureaux de vote, les opérations électorales ont effectivement démarré à 8 heures. Quelques bureaux ont connu des retards à l’allumage de trente ou quarante-cinq minutes. Mais dans l’ensemble, le vote est largement entamé. L’affluence est, pour l’heure, globalement moyenne, beaucoup de gens s’étant d’abord rendus en matinée dans différents lieux de culte. L’autre constat, c’est que beaucoup de cartes d’électeurs sont en souffrance dans les bureaux de vote. Enfin, les représentants des candidats manquent à l’appel dans plusieurs bureaux de vote.

 

11h15 : A Bamenda, trois hommes armés ont été abattus, ce matin, par les forces de l’ordre. Des hommes qui circulaient à moto et qui tiraient en direction des passants selon une source citée par l’Agence France presse. Le porte-parole de l’armée, interrogé par RFI, évoque pour le moment, au moins une personne tuée. Un certain « Genesis », chef d’un groupe indépendantiste armé, neutralisé, ce matin, lors d’échange de tirs avec les militaires.

 

11h00 : Il y a huit candidats en lice pour cette élection présidentielle, mais les électeurs ont à leur disposition neuf bulletins. En effet, le désistement d’Akere Muna, survenu ce vendredi, au profit de Maurice Kamto, n’a pas été pris en compte par la Commission électorale.

 

10h30 : Plusieurs personnalités ont déjà accompli leur devoir électoral. Le Premier ministre Philemon Yang a voté dans sa région d’origine à Bamenda (dans le nord-ouest) tout comme le président de l’Assemblée nationale Cavaye Yéguié Djibril qui a voté à Tokombéré dans la région de l’Extrême-Nord. Du côté des candidats Cabral Libii, Serge Matomba, Garga Haman Adji et Joshua Osih ont effectué leur vote.

 

10h00 : Le président Paul Biya est attendu prochainement pour voter dans un bureau de Yaoundé. Pour l’occasion, le bâtiment a été repeint.

 

09h45 : Au total, ce dimanche, 6,5 millions d’électeurs camerounais sont appelés à élire leur nouveau président dans les 25 000 bureaux de vote déployés dans l’ensemble du pays.

 

09h15 : Des incidents ont été signalés dans les régions anglophones. A Bamenda, des tirs ont été entendus. A Bafut, dans la région du Nord-Ouest, des assaillants non identifiés ont tenté d’incendier un bureau de vote avant d’être repoussés. Enfin à Tanta, à quinze kilomètres de Bamenda, d’autres assaillants ont essayé de prendre d’assaut la résidence privée de l’ancien Premier ministre Simon Achidi Achu, ils ont été également repoussés.

 

09h00 : Très peu d’électeurs sont présents à Douala dans les bureaux de vote pour le moment selon notre correspondante. Beaucoup préfèrent d’abord assister à la messe avant de venir accomplir leur devoir de citoyen. A noter que les représentants des principaux candidats sont eux bien en place, déterminés à suivre le déroulement des opérations jusqu’au bout. La vigilance est de mise aujourd’hui.

 

08h30 : Dans les régions anglophones du Cameroun, on craint de fortes perturbations du vote des électeurs lors de cette présidentielle. Les séparatistes ont promis « la guerre ». Trois d’entre eux ont d’ailleurs été tués vendredi à Buea. Les deux régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest sont totalement bouclées depuis ce samedi. Pendant la campagne électorale, aucun candidat ne s’est rendu à Buea ou Bamenda.

 

08h00 : Au lycée Joss, dans le quartier administratif de Bonanjo, à Douala, il y a six bureaux de vote qui ont tous ouvert à 8h00. Selon notre correspondante sur place, certains électeurs ont même été un peu surpris que le vote commence à l’heure, parce qu’ils s’attendaient à un peu de retard au démarrage. Ils sont d’ailleurs, pour le moment, très peu nombreux dans ce centre de vote.

 

07h45 : Dans les bureaux, il est prévu des lampes torches et des piles, au cas où, en fin de journée, au moment des dépouillements, le courant électrique venait à faire défaut.

 

07h30 : La campagne de la présidentielle au Cameroun s’est achevée ce samedi par les derniers meetings à Yaoundé et Douala. Des rendez-vous couverts par nos correspondants sur place.

 

07h10 : A Yaoundé, les électeurs commencent à arriver dans les bureaux de vote comme au lycée Leclerc, l’un des plus grands centres de vote de la capitale. Il faut néanmoins présenter patte blanche à l’entrée. La police filtre l’accès avec des détecteurs de métaux et fouille systématiquement tous les véhicules.

 

07h00 : Ouverture des bureaux de vote pour cette élection présidentielle. Au total, 6,5 millions de Camerounais sont attendus pour ce tour unique de l’élection présidentielle. Le président Paul Biya brigue un septième mandat consécutif., alors que les séparatistes anglophones ont menacé la tenue du scrutin.

 

06h30 : Dans un bureau de vote de Douala, à l’école publique d’Akwa, tout est en place selon notre correspondante. Il y a ici cinq bureaux de vote et le matériel électoral est présent : urnes, isoloirs, bulletins. Les listes sont à présent affichées.

source : rfi.fr

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