Cameroun : Crime rituels au plus haut sommet de l’état

Au Cameroun, les crimes rituels sont de plus en plus récurrents et impliquent même le sommet de l’Etat. Il y a deux ans, à Mimboman, un quartier populaire de la capitale, de nombreuses jeunes filles ont été assassinées et mutilées. Les assassins ayant pris la peine à chaque fois d’amputer des organes notamment le sexe, le cœur, les reins, le foie et la langue.

Plus de 2 ans plus tard, les enquêtes n’ont pas encore abouti et les principaux commanditaires courent toujours dans la nature. Invitée de l’émission l’heure du crime sur RTL (première radio généraliste de France), Fanny Pigeaud l’auteur de Au Cameroun de Paul Biya a relevé qu’au Cameroun, les pratiques de sorcellerie et les crimes rituels s’exercent au plus haut sommet de l’Etat. Elle constate une multiplication de sectes ésotériques à la présidence de la République et dans les cercles de pouvoir. Lesquels sectes ont des pratiques assez diverses de sorcellerie qui vont jusqu’aux meurtres rituels et aux trafics d’organes humains. L’idée étant que le fait de manger certains organes, permet de capter une puissance invisible, de se l’approprier et ensuite de se servir de cette puissance pour contrer ses ennemis ; tout cela dans la lutte pour le contrôle du pouvoir. Pour Fanny Pigeaud, ce phénomène est encore très présent et se manifeste par des disparitions inexpliquées ; des cadavres qu’on retrouve démembrés avec des organes qui manquent. C’est un moyen pour des hauts responsables de la République du Cameroun pour garder ou essayer de garder un poste au sein de l’administration.

La mort mystérieuse de nombreuses personnalités camerounaises est encore aujourd’hui imputée à la présidence de la République. Quelques temps après la mort du Père Jésuite Englebert Mveng, le théologien et sociologue Jean Marc Ella révélait que le cerveau du Père Mveng assassiné le 23 avril 1995 « a fait l’objet de convoitise et de marchandage ». Avant de quitter le Cameroun, Jean Marc Ella déclara : « Biya sait qui a assassiné le père Mveng et doit le dire aux camerounais. Biya a toutes les preuves, tous les faits pour dire qui a assassiné le père Mveng ».

« Vous voulez un poste de responsabilité dans la fonction publique ? Vous voulez entrer au gouvernement ou devenir un grand directeur général d’une société ? Désormais au Cameroun, pour avoir un poste de responsabilité, accéder au pouvoir social et devenir riche, la voie connue de tous est celle des cercles mystico-magiques » constatait le quotidien Le Messager en 2005 ; 10 ans plus tard ; rien n’a changé. Dans son livre Méditations de prison, Titus Edzoa résume en quelques phrases la sorcellerie et les pratiques mystiques au plus haut niveau de l’Etat : « Boire tout frais du sang humain […] pratiquer comme rituel de purification et d’allégeance l’homosexualité […] engager en astral des combats nocturnes épiques et suicidaires sur des «avions-tapis volants » [..] déguster de la chair humaine faisandée à l’étouffée […] livrer en sacrifice à la confrérie et, tour à tour, le plus aimé de ses proches […] organiser des messes sabbatiques, très noires en couleur, pour défier le Dieu tout puissant entouré de sa cohorte de saints […] pactiser avec Lucifer, le diable […] forniquer avec des cadavres féminins […] »

camer.be

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